Mercredi 5 Novembre – Départ 9H30 – 22°- Couvert – alt 126 m
Nous voilà sur la RR301. Sur la route, les travaux sont signalés par des cailloux blancs, original !!!!!
Nous sommes sur la RP301, la route est plus agréable, nous descendons sur la plage Bhaibah, de nombreux bateaux de pêche sont hors sol, à côté de bâtiments.


Quelques pêcheurs sont à pied d’ œuvre pour attraper des calamars.


Cette étendue côtière ne se limite pas à être une simple plage, elle se transforme en un authentique port de pêche. Les cailloux aux teintes diverses qui ornent le sable ajoutent une touche particulière, créant une ambiance captivante animée par l’effervescence des pêcheurs.
Pause déjeuner en bordure de plage.
Nous reprenons la route, et le ciel est très nuageux au fur et à mesure que nous approchons de Safi. En effet, c’est un centre industriel et économique important à l’image de son port, le deuxième du pays pour la conserverie de sardines et des usines de phosphate. D’ailleurs, une odeur nauséabonde se fait sentir, à l’entrée de la ville. Ce n’est pas qu’un port historique ! Sa renommée a traversé les frontières grâce à ses potiers. Tajines, amphores, assiettes ou bols produits artisanalement font de Safi la capitale marocaine de la céramique. Et c’est sur la colline des potiers que près de 700 céramistes travaillent quotidiennement dans une quarantaine d’ateliers. Ces artisans, presque tous des hommes, perpétuent un savoir-faire traditionnel que l’on retrouve dans tous les souks du Maroc. L’intérieur des ateliers déborde de plats à couscous, de vases et autres tajines aux couleurs bleu. Il y en a pour tous les goûts ! Après voir mélangé avec de l’eau les brisures d’argile, le tourneur façonne à la main des objets du quotidien qu’il enduit d’émail blanc. Après séchage, la décoration s’effectue avec un pinceau en poils d’âne. Les motifs sont variés, géométriques ou s’inspirant de la calligraphie arabe, à l’image d’un Maroc pluriel où Berbères et Arabes affirment leurs cultures. Le bleu cobalt, le jaune, le brun ou le vert sont ensuite fixés par une cuisson au four traditionnel.

Occupée un court moment par les Portugais, elle en garde le fameux Kasr el-Bahr (signifie le chateau de mer) ainsi que ses magnifiques remparts qui encerclent le souk. Cette forteresse de style Vauban, fut édifiée par les portugais au début du XVIième siècle.
Après avoir fait le plein dans une station service, nous décidons de faire un brin de toilettes à Samy, Lucky et Chameau.
Nous nous arrêtons à Loualidia pour passer la nuit.
Jeudi 6 Novembre – Départ 9h26 – 20°- Beau soleil – Alt 83 m
Samy a un souci, le pneu ne tient pas, nous partons chercher un garage pour réparation. Ce sera fait quelques heures plus tard. Pendant ce temps, Lydia et Christophe nous ont réservé une balade en barque sur la lagune, une barrière naturelle qui protège la plage des assauts de l’Atlantique.


Nous découvrons un véritable joyau naturel, qui nous offre un cadre idyllique pour cette balade. Ses eaux calmes et translucides permettent une navigation paisible, parfaite pour pouvoir admirer la beauté environnante. En bordure, nous apercevons plusieurs oiseaux migrateurs (aigrettes, hérons), et des jeunes gens qui ramassent des palourdes.


Nous passons devant un palais abandonné. Il fut construit vers 1940 à la demande du Sultan Mohammed Ben Youssef futur Mohammed V qui venait y séjourner avec sa famille. D’architecture moderne aux lignes épurées, malgré des galeries d’arcades arabo-andalouses, il s’agissait d’une demeure privée et résidence de vacances plus qu’un palais royal. Il n’est plus utilisé mais appartient toujours à la famille royale, il est sous surveillance.

Oualidia est aussi célèbre pour ses huîtres, importées par les Français durant le protectorat. La région abrite plusieurs fermes ostréicoles, les plus réputées se trouvent à Oualidia où l’huître y est fêtée chaque année le 20 Juin.

Nous pouvons voir des élevages, le long du rivage de la lagune.

Après retour sur terre, nous prenons la RR316, beaucoup de cultures maraîchères de part et d’autre de la route, des étals de cucurbitacées et autres légumes.
Pause déjeuner au bord de la lagune.
Nous partons visiter El Jadida, nom actuel de l’ancienne Mazagan, cité fortifiée édifiée par les Portugais au début du XVIième siècle qui ne fut reprise par les Marocains qu’en 1769. Lyautey voulait en faire le «Deauville Marocain».
Nous découvrons des fortifications avec leurs bastions et remparts, un exemple de l’architecture militaire portugaise de la Renaissance. Nous ne pourrons pas visiter la citerne portugaise, pour cause travaux. Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 2004, cette citerne était en fait autrefois une ancienne salle d’armes construite en 1514 fait par des joyaux du patrimoine marocain. Au milieu du XVIème siècle, elle fut transformée en citerne pour approvisionner en eau potable la médina assiégée. L’eau coule sur les plafonds en pente de la citerne, et des briques poreuses la filtrent. Au sol, les joints en plomb rendent le sol imperméable. Le plafond est percé d’un trou qui permettait de puiser l’eau. Aujourd’hui ce trou crée un puits de lumière au centre de la citerne provoquant une atmosphère magique de clairs-obscurs. Orson Welles a tourné des séquences de son film Othello dans ce cadre surréaliste.


El Jadida est l’une des perles touristiques du Maroc, grâce à ses différents monuments historiques et aussi à son grand Haras National et de sa célèbre Fantasia (fête annuelle de l’équitation), à son tour elle a été inscrite par l’Unesco au Patrimoine Culturel de l’Humanité en décembre 2021.



Nous sommes le 6 Novembre, jour de la «Marche verte», c’est un jour férié marocain, en effet le 6 Novembre 1975, il y a eu une grande marche coordonnée par l’armée et le gouvernement marocain, partie du Maroc le 6 Novembre 1975 vers le Sahara Espagnol, lancée par le roi marocain Hassan II dans le but d’en prendre le contrôle. Elle mobilisa 350 000 volontaires civils marocains.

En raison de son fort héritage européen, El Jadida a conservé ces influences au cœur de sa gastronomie. Ainsi, nous pouvons voir sur les cartes des restaurants, des produits typiques du Portugal, comme le poisson qui s’intègre étonnamment bien dans les tajines. Mais la région intègre également des influences juives, avec le célèbre Skhina, souvent surnommée «le plat juif le plus célèbre du Maroc», c’est un plat principal pour les Ashkénazes, les Mizrahi, ainsi que les Séfarades. Cette recette est préparée dans chaque région de manière différente. Mais elle est préparée généralement à base de viande du bœuf, des pommes de terre, des haricots, du blé, de l’orge et des œufs. Au Maroc, elle est préparée avec des pois chiches, du blé et du riz, ce qui en fait un plat consistant et riche en calories, que l’on mange souvent en hiver ou lorsqu’il fait froid.
Il s’agit d’un plat juif traditionnel parmi les plus délicieux de la cuisine hébraïque du Maghreb. Les Juifs la font cuire à de basses températures pendant plus de 13 heures parfois, du coucher du soleil vendredi au samedi matin. Ainsi, elle est consommée lors du déjeuner du Shabbat, surtout qu’il s’agit d’une journée où il est interdit d’allumer le feu.
Nous reprenons la route, et devant nous quatre beaux chevaux, prêts pour une fantasia, c’est une tradition vieille de plusieurs siècles, qui met à l’honneur le lien entre un cavalier et sa monture. Une parade équestre au cours de laquelle des cavaliers exécutent à vive allure des exercices de voltiges, en déchargeant leurs armes.

Bivouac dans un camping à la ferme chez Val et Abdou –
Vendredi 7 Novembre – Départ 9H50- 17°- Beau soleil – Alt 124 m
C’est l’anniversaire de notre fille aînée, Pauline. Nous l’appellerons dans la journée, décalage horaire oblige avec la Guadeloupe.
Direction Casablanca par le P3471. Nous longeons la côte, Lamharza Essahel
Arrêt pour quelques courses. Nous arrivons à Casablanca et son immense édifice qu’est la mosquée Hassan II. Les volumes harmonieux de cette architecture monumentale et rigoureuse, ornée de motifs géométriques, de formes circulaires entrelacées, rythmée par un décor typiquement marocain sont impressionnants.

Ce chef d’œuvre majestueux comporte 25000 places dans la salle de prière, le minaret haut de 200m projette son rayon lumineux en direction de La Mecque à la nuit tombée. Le chantier, chapeauté par l’entreprise Bouygues, a coûté près d’un demi-milliard d’euros. Il a été inauguré le 30/08/1993 par le roi Hassan II.
Autres détails, son toit est ouvrant, son sol chauffe au contact des fidèles venus s’y agenouiller et ses portes donnant sur la mer ont été réalisées dans un acier inoxydable.

La visite guidée passe par la salle de prière dont nous contemplons les proportions gigantesques, les colonnes en granit ornées de stuc ciselé à la main, les plafonds en bois de cèdre supportant les mezzanines destinées à la prière des femmes.
Puis ce sera la grande salle des ablutions aux murs enduits de tadelakt ( le tadelakt est un savoir faire ancestral traditionnel berbère, transmis par tradition orale, inventé à base de chaux de Marrakech, il y a plusieurs milliers d’années pour sceller et étancher les citernes d’eau, ou en artisanat d’art et arts décoratifs, pour enduire et étanchéifier des fontaines, bassins, piscines, vasques, éviers, hammans, salles de bains, sols, murs, toits et des façades, de riads, ou de palais marocain), avec ses fontaines en marbre, ses vasques en forme de fleur et le hammam encore non exploité.

La photo ci-dessous montre une cloison de 3,50 m en acier inoxydable, habillée en panneau de bois sculpté artisanal. Cette cloison est escamotable et peut disparaître à la demande dans le vide sanitaire du bâtiment, son mécanisme est hydraulique et comprend 10 vérins équilibrés par contre poids. La réalisation a nécessité la mise en œuvre de 105 tonnes d’inox.


Bivouac au camping Les Mimosas à Mohammédia.
Samedi 8 Novembre – Départ 10h00 – 18°- Soleil
Nous voyons des drapeaux partout pour commémorer «la Marche Verte».
Après une route très fréquentée, nous prenons la RR403-404, petite route qui nous amène à Ben Slimane, puis Sidi Bettache. Nous reprenons de l’altitude (400 m)et les paysages sont plus verdoyants.

Marmouch, Rommani (Rommani signifie «grenadier»). Pendant le protectorat français au Maroc, cette localité a porté le nom de «Marchand» ou de «Camp Marchand» Nous pouvons remarquer qu’ici, l’activité principale est l’agriculture avec la production de blé, d’huile d’olives, des lentilles de Zaer (région de Zaer), du raisins, et d’ensilage.
Ain Sbit – Maaziz
Bivouac au lac Dayet-Er-Roumi
Dimanche 9 Novembre – Départ 9h30 – 12°- Soleil
Khemisset, des villes avec des poubelles. Dar-Bel-Amri sur la RR409, un village pauvre.

Arrêt à Sidi Slimane pour quelques achats de légumes, pains.


Des tuks-tuks partout dans la ville, qui vous arrivent de tous les côtés, sans oublier les bicyclettes, des mobylettes, des voitures, des piétons, il faut être très vigilents.

A la sortie de la ville, un troupeau de moutons.
Pause déjeuner : Mechra Bel Ksiri sur la RN27 sous la vigilance des policiers, qui feront la police pour que nous ne soyons pas importuner par des jeunes ou des personnes en quête d’argent ou autres.

Nous arrivons à Larache, cette ville marocaine au passé préhistorique baignée par les eaux bleues de la mer, est un trésor caché qui dévoile ses secrets. Son histoire est une épopée, une aventure qui a traversé les âges en accueillant une mosaïque de civilisations, des Phéniciens aux Romains, des Arabes aux Espagnols, qui ont laissé une empreinte sur son architecture. C’est ici à Larache, où il vécut longtemps, que repose Jean Genet, écrivain, poète et auteur dramatique français.
Sa tombe se trouve dans le cimetière espagnol, très bien entretenu. Dans un grand calme, face à la mer, la tombe surplombe la falaise, d’où la vue est splendide.
Bivouac au Camping Assada – Assilah
Nous n’avons pas aimé ce camping, serrés comme des sardines, heureusement juste pour une nuit. Plein eau et vidange
Lundi 10 Novembre – Départ 10H00 – 19° – Soleil
Nous partons visiter Asilah et sa médina. Nous rentrons par l’une des trois magnifiques portes, les maisons sont peintes en indigo et non plus recouvertes à la chaux. Toute la médina est entourée de remparts, construits à la fin du

XVième siècle par Alphonse V du Portugal. Très agréable de longer les murailles, restaurées il y a quelques années, sur le bord de mer pour atteindre une avancée dans l’océan. De là, nous avons une vue sublime sur la blanche médina.

C’est aussi un centre artistique réputé pour ses peintures murales et pour le Moussem, un festival culturel international annuel.


D’après certains chercheurs, l’histoire d’Asilah remonte à plus de 3600 ans. Autrefois appelée Zilis, elle était l’une des plus importantes cités carthaginoises à l’époque de la Maurétanie Tingitane avant d’être occupée successivement par les Byzantins, les Romains et les Portugais.

Nous déjeunons sur place, près de la médina.
Puis direction Tanger –
Tanger est une ville du Nord du Maroc, capitale de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. La ville se situe à l’extrémité du nord-ouest du pays sur le détroit du Gibaltrar. La ville que nous découvrons date du XVIIe siècle pour son palais et ses remparts. C’est après 1925, et le vote de statut international que les constructions d’inspiration européenne se multiplient dans la médina d’abord, puis au-dehors dans ce que nous connaissons aujourd’hui comme la ville nouvelle. Mais la ville s’encanaille, et la grande prospérité,induite par cette collaboration de souverainetés nationales préférant laisser faire plutôt que de s’affronter,puise ses richesses dans des sources bien peu avouables.
Tanger est depuis longtemps une terre d’accueil pour de nombreux artistes et intellectuels. Henri Matisse et avant lui, Eugène Delacroix y réalisent des œuvres célèbres. Le second évoque son passage dans cette ville, lors de son Voyage en Afrique du Nord, dans son carnet de voyage illustré Album du Maroc. L’écrivain américain Paul Bowles l’a nommée « Dream City ».

Bivouac bordure de plage
Mardi 11 Novembre – Départ 8H30 – 14°-Soleil

Direction le port pour récupérer les billets – ce sera fait après quelques heures d’attente.

Passage douane après contrôle passeports, Samy, Lucky et Chameau passent au scanner. Tout est OK. Nous sommes passés comme une lettre à la poste.
Départ du bateau 11h50 –

Au revoir Marocco……….

A suivre….

Super,merci pour tous ces beaux paysages,ainsi que ces magnifiques reportages. Bisous à vous deux et profitez bien…🤩🤩🤩😍
coucou Sandrine et Gilles. Merci pour le message. Un peu de retard dans le blog, nous sommes à la maison.
Très belle et douce année à toute la petite famille. Des bisous. A bientôt.