Jeudi 30 Octobre – Départ 9H50- 18°- Soleil – Alt 1316 m
Nous quittons Lydia et Christophe qui nous rejoindront sur la route dans deux jours.

Irigh N’Tahala sur la R104, Tizougrhane petite ville rurale de la province de Tiznit dans la région de Souss-Massa-Drâa, il fait 16°, altitude 1316 m.

Nous sommes entourés de montagnes, et toujours des descentes avec de belles vues panoramiques. Tighmi, puis nous voilà à Tiznit où le dicton dit «Tiznit, passez vite» sous-entendu «ou vous perdrez tout votre argent». En effet, Tiznit est connue pour son argent, elle arbore fièrement tous ses bijoux.
Ayant conservé son authenticité berbère, Tiznit suggère une autre facette du Maroc, un pays au visage pluriel, riche de sa diversité régionale et son patrimoine multimillénaire.
La ville de Tiznit, chef lieu de la province, tire son nom de celui d’une sainte femme nommée “Lalla Zninia” qui, d’après la légende, est revenue du Nord et s’est arrêtée épuisée en ce lieu alors désertique. Elle déplora sa conduite passée avec toute sincérité et fit preuve d’un tel repentir que dieu, pour lui manifester son pardon, fit jaillir à ses pieds une source. Cette résurgence fut nommée “Aïn El Kdim” par les habitants de la ville qui prit le nom de la femme légendaire “Lalla Zninia”.
La fondation de la ville de Tiznit remonte à 1882 après l’expédition militaire du sultan Moulay Hassan I dans la région du Souss. Le besoin de créer cette cité fut dicté par la volonté de planter un poste militaire afin de contrôler l’arrière pays, singulièrement la puissance maraboutique de Tazerwalt (Iligh) et par la même parer à toute pénétration européenne depuis l’atlantique.
Nous apercevons l’enceinte de Tiznit avec une ligne de remparts de 7 km de long et 8 m de haut flanquée de tours au nombre de 56 et percée par cinq portes historiques qui sont : Bab Aglou, Bab el Khemis, Bab Targa, Bab el Maader et Bab Oulad Jerrar .L’ensemble de ces portes est de tradition alaouite et rappelle très fortement celles de la ville d’Essaouira. Les matériaux mis en œuvre utilisés pour la courtine sont le pisé et le moellon. Pour les ouvertures des portes, on a eu recours à la pierre taillée.

Quelques courses au souk, des étals de friandises, de fruits, de paniers etc…



Nous poursuivons notre route et arrivons en bordure de mer, nous sommes contents de ce retrouver un paysage qui nous change des déserts et de la montagne. Nous voilà à Aglou plage, une des plus belles plages du Maroc. Nous longeons cette belle côte, où nous pouvons apercevoir des grottes creusées par les pêcheurs dans les falaises, dont certaines ont été aménagées en logements touristiques. Bivouac en bordure de mer, avec le bruit des vagues.


C’est là que nous découvrons l’ibis chauve, pas très beau.
L’Ibis chauve (Geronticus eremita), aussi appelé Ibis érémite, est une espèce d’oiseaux de famille des threskiornithidés. Contrairement aux autres ibis qui nichent dans les arbres ou au niveau du sol dans les zones humides, il vit en colonies sur des parois rocheuses semi-arides et sur des falaises côtières.
Cet ibis long de 60 à 80 cm, à la tête chauve, au plumage noir-bleuté, au long bec courbe et rouge, pond deux ou trois œufs dans un nid fait de branchages et se nourrit de lézards, d’insectes et autres petits animaux. Très répandu autrefois à travers le Moyen Orient, l’Afrique du Nord et le Sud de l’Europe, avec le plus ancien fossile connu datant d’au moins 1,8 million d’années, il a disparu d’Europe il y a 300 ans, et est maintenant considéré comme en danger critique. Il était connu en Égypte où il avait un important rôle symbolique. Il y a encore environ 500 Ibis chauves sauvages vivant au sud du Maroc, et moins de 10 en Syrie, où il a été redécouvert en 2002. Il a été déclaré comme une des 100 espèces les plus menacées du monde.

Vendredi 31 Octobre – 9H15 – 21°- soleil – alt 18 m
Nous décidons de longer la côte pour arriver à la Réserve Souss Massa,par la RP1909, mais il y a trop de sable, et nous préférons être prudents et prendre la RP1016, une petite route goudronnée au milieu de sable et de cailloux.

Nous arrivons à Massa. Le Parc national de Souss Massa fait partie de ses lieux exceptionnels encore confidentiels et préservés du tourisme de masse. Situé à l’embouchure de l’oued Massa, cette réserve naturelle, d’une superficie de 130 000 ha, abrite des mammifères, comme les mangoustes, chacals et gazelles, et des oiseaux, comme les faucons, cormorans et hérons. Nous faisons la connaissance de Hassan, guide du parc qui nous montre quelques espèces visibles avec une longue vue.
Une photo souvenir et nous repartons, sur une piste un peu sablonneuse. Déjeuner en bordure de mer avant de retrouver une route goudronnée.

Ici, c’est une région agricole. Les filières végétales phares de la région sont les cultures maraichères, les agrumes, l’olivier, les rosacées -amandier et pommier), le palmier dattier, l’arganier, le figuier, le grenadier, le caroubier, le bananier, le safran, les fruits rouges et les cultures biologiques.
La région de Belfaa est située dans la plaine de Massa, qui s’étend sur une superficie de 35.940 ha, limitée au Nord par le Haut Atlas, au sud-est par l’Anti-Atlas, et à l’Ouest par l’Océan Atlantique, les immenses serres que nous apercevons sont utilisées pour le maraîchage de primeurs et de saison (tomates…), les agrumes, les céréales, l’olivier, le bananier et la fleur coupée.
Nous croisons de nombreux ouvriers agricoles, qui travaillent ici. En 2023, la province de Chtouka Ait Baha a accueilli plus de 7000 ressortissants femmes et hommes venus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali, et du Soudan, qui ont été attirés par les opportunités de travail qu’offrent les fermes agricoles de la région du Souss Massa. Ces «nouveaux habitants» comme on les appelle dans la commune, sont une réalité sociale que les élus locaux n’ont pas tardé à prendre en charge.
Sidi Bibi, un chargement bizarre

Nous arrivons à Agadir, complétement détruite en 1960 suite à un tremblement de terre, la ville a été reconstruite avec un objectif le développement du tourisme, avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, ce n’est plus une ville typique du Maroc traditionnel, mais une cité balnéaire touristique.



C’est aussi un des plus importants ports de pêche du Maroc, il est considéré comme le premier port sardinier du monde. De là, sont exportés des milliers de sardines et autres poissons à travers le monde.
Bivouac au Camping à Aourir.

Dans certains campings, il y a aussi des tapissiers qui vous proposent leurs services, ainsi que des peintres dessinateurs. Nous en profitons pour demander s’il est possible de revêtir les sièges avant de Samy, après discussions, c’est ok,les sièges sont démontés sur place et amenés à l’atelier. Délai : 2 jours.
Samedi 1er Novembre –
Aujourd’hui, pas de stress – ménage – lessive – nettoyage à fond de l’intérieur de Samy car il en a vraiment besoin – farniente. Lydia et Christophe nous ont rejoint – Bivouac toujours au camping Aourir.
Dimanche 2 Novembre – 10H50 – Soleil – 26°
C’est l’anniversaire de notre petite fille Alma qui souffle ses 2 bougies. Un petit coup de fil s’impose….
Nous profitons de la wifi du camping pour finaliser l’article pour le blog.
En fin de matinée, Samy n’ayant pas de sièges avant, il reste au camping, c’est Lydia et Christophe qui nous véhiculent pour aller visiter «la vallée du paradis».

«Paradise Valley est le nom donné par un riche américain à une partie de la vallée de la rivière Tamraght, dans les montagnes du Haut Atlas marocain, située à environ 20 km au nord d’Agadir, bien connue pour son abondance de bassins rocheux et de petites cascades.

Nous apercevons le village pittoresque d’Aourir sur le versant gauche de la montagne et sur son versant opposé des cultures verdoyantes d’orge et de blé, ainsi que des plantations d’amandiers et d’oliviers. Les espaces non cultivés sont parsemés d’arganiers. Puis nous parcourons une véritable route de montagnes, les virages en épingle à cheveux sont nombreux, la vallée se resserre.



Pause déjeuner dans un petit village, au café-restaurant du Bonheur. La jeune patronne nous installe dans le jardin, un endroit bien agréable au milieu des arbres, avec tapis et table à même le sol.


Au menu, tajine à la chèvre et omelette berbère, thé à la menthe, et petits gâteaux maison. Nous régalons nos papilles, un délicieux repas dans une endroit très dépaysant.



Nous poursuivons notre route pour arriver à Imouzzer où se trouve les cascades. Nous nous trouvons ici en plein pays berbère. Imouzzer signifie d’ailleurs «cascade» dans la langue des Imazighen (hommes libres). Avant d’arriver sur le site, nous passons devant des étals de Des bassins naturels formés par de superbes chutes, hélas pour cause de sécheresse emblématiques et ce depuis des mois, voire des années au Maroc, nous ne pourrons pas voir les cascades auxquelles les habitants de la région ont donné le nom de «voiles de la mariée». Néanmoins, nous pouvons admirer ce site magnifique avec ses rochers lissés par les eaux.

Cette région d’Imouzzer Ida Outanane est réputée pour son miel, l’une des principales richesses naturelles, un miel de qualité supérieure à base de fleurs d’oranger, de thym, de cactus. Chaque année au mois d’août, le festival du miel s’y déroule, une tradition et une rencontre très attendues par les habitants.
Retour au camping, où nous attend le tapissier avec les sièges.

Ouah, Samy a des sièges tous neufs – Trop beaux…..
Lundi 3 Novembre – Départ 10h10 – Beau soleil – 17°
Après avoir fait les pleins d’eau et les dumps, nous reprenons la route et longeons la côte sur la RN1. Nous voilà à Taghazout, station balnéaire avec plusieurs grands complexes proposant des appartements, villas, riads ou studios.
Heureusement, son petit village est un joli port de pêcheurs et un paradis pour les surfeurs en hiver.


Tamri, village situé sur l’estuaire de l’Oued Tamri, nous sommes sur la N1.
On découvre une nature encore préservée, des palmiers, des arganiers et surtout des bananiers au niveau de cet estuaire. Nous nous arrêtons en bordure de route, pour un déjeuner, nous pouvons admirer la plage, les falaises et les criques cachées derrière leurs rochers sculptées par les vagues et qui nous offrent de belles vues.


Nous aurons la visite d’un petit chien bien affamé, Cora lui offrira ses croquettes.

Après quelques kilomètres, nous prenons la piste RP1000, en bordure de côte, direction Imsouane, son nom provient du berbère soussi et signifierait «la bouche»(Imi) «qui boit»(ssew) ou «iswan»(issouane) «mouillé», c’est à dire la baie où s’engouffre la mer. En alphabet berbère latin, le nom de la ville s’écrit Imeswan. En français le nom de la ville est parfois orthographié Imssouane, Imessouane. Nouvelle piste vers Tafedna.
Bivouac en bordure de piste avec un très beau coucher de soleil.

Mardi 4 Novembre – Départ 9h30 – 23°- Beau soleil – Alt 140 m
Nous continuons sur la piste RP2201, tiens une caravane de dromadaires, puis une autre.


Après 12 kms de piste, Lydia et Christophe nous amène sur la plage de sable fin d’Iftane, située à proximité de Mirleft, c’est une véritable perle préservée qui offre bien plus que des vagues pour les passionnés de surf. Ici pas de foule et de tumulte. Abritée par le vent, elle offre une crique magnifique, surplombée par d’imposantes falaises escarpées plongeant dans l’océan atlantique, des formations rocheuses érodées par le temps. Également connue sous le nom de plage de Sidi Ahmed Essayeh, nous y découvrons un charmant village de pêcheurs, formant une baie pittoresque, encadré par des falaises verticales de chaque côté.





Un petit arrêt dans un petit bar pour prendre une boisson.

Nous poursuivons et arrivons à Sidi Kaouki et sa plage. Un petit parking peuplé de voitures et de troupeaux de dromadaires, et juste derrière une immense plage. Voilà Sidi Kaouki et son large ruban de sable étendu à perte de vue en direction des côtes méridionales. Les hippies qui fréquentaient la plage dans les années 1970 ont cédé la place aux surfeurs, aux kiesurfeurs et aux windsurfeurs. C’est que le souffle d’Éole (dominance nord-est) souffle fort sur la plage de Sidi Kaouki. Le champ d’éoliennes, planté au-delà du marabout atteste de la toute-puissance des alizés sur la plage.

Pause déjeuner dans un restaurant au milieu des boutiques de surfeurs.

Cora partage quelques morceaux de nourriture avec des petits chats.

Puis destination Essaouira où nous découvrons un exemple exceptionnel de ville fortifiée de la fin du XVIIIe siècle, construite en Afrique du Nord selon les principes de l’architecture militaire européenne de l’époque.




Cette ville portuaire , ancien port de pêche et récente station balnéaire est le plus agréable lieu de villégiature de la côte Atlantique. Construite sur une presqu’île balayée par les vents de l’océan, Essaouira présente un climat doux en toute saison (25°). Les remparts de la médina offrent une balade inoubliable que prolonge une splendide plage de sable fin. La ville est petite et son aspect se rapproche de celui de la ville de Saint-Malo. En effet, né à Avignon, Théodore Cornut est un spécialiste des fortifications à la française, inspiré par l’œuvre de Vauban. Lorsqu’il arrive au Maroc, il met au service du sultan, ses compétences en urbanisme militaire. Sa mission : Concevoir la ville idéale : bien défendue, régulière, accessible au commerce.

L’architecte d’Essaouira participa également aux travaux de reconstruction de la cité bretonne. Malgré ces points communs, si Essaouira est effectivement jumelée avec une ville en bord de mer, c’est avec La Rochelle et non Saint-Malo.





Après une balade au port, puis dans le souk, quelques souvenirs achetés, nous quittons Essaouira.

Bivouac en bordure de côte par un chemin caillouteux, en haut d’une falaise.

A suivre……
Super reportage
Merci pour ce partage
Super reportage profitez bien
Merci à vous
Bonjour Doryan, merci pour ton message. Meilleurs vœux en ce début d’Année.
Au plaisir de te revoir. Myriam et Yves