Mardi 11 Novembre – Suite
Une heure et demi plus tard, nous arrivons au port d’ Algeciras , après les formalités rapidement passées, nous quittons Martine et Lionel, que nous retrouverons du côté d’Hervas dans quelques jours. Lydia et Christophe font un bout de chemin avec nous jusqu’à Ronda.
C’est sur la A405, que nous prenons la direction de Ronda. Nous repassons par Gaucin, sur les flancs de la sierra du Hacho, connue pour sa belle vue sous le nom du «Balcon de la Serrania. Depuis cette blanche commune, nous pouvons contempler la Sierra Crestellina, la «Vallé del Genal», ainsi que la Méditerranée.
Puis ce cera Algatocin, ce petit village de maisons blanches, typiquement andalouses, se trouve dans les montagnes qui séparent les rivières Genal et Guadiaro, en pleine «Serrania de Ronda». La particulière structure urbaine d’Aglatocin d’origine morisque, est échelonnée et s’adapte à la pente du terrain de rues étroites et sinueuses. D’entre le blanc de ses maisons, émergent quelques constructions du XVIII siècle ont des élégants blasons héraldiques.
Pins, chênes-lièges, chênes verts et châtaigniers sont les composants du paysage naturel de Benadalid où nous passons, village entouré des ruisseaux du Fronton et d’Espichi. L’abondance de l’eau rend les terres fertiles et permet la culture d’oliviers, d’amandiers, de céréales et de vignes aux alentours de la commune.
FÊTES POPULAIRES
Les rendez-vous les plus marquants du calendrier des événements de Benadalid sont les fêtes patronales célébrées en août en l’honneur de Saint Isidro. Elles sont connues en tant que Fête des Maures et des Chrétiens, puisque chaque année les luttes médiévales entre les deux camps sont représentées sous forme théâtrale. Le château de Benadalid et plusieurs coins de la villa deviennent alors les scènes du conflit, représenté sur deux jours et ceci fut déclaré de singularité touristique provinciale. Le programme de la foire de Saint Isidro comprend aussi une procession, une veillée flamenca, de la musique, un bal et des activités pour les enfants.
Durant le reste de l’année, on peut citer la semaine sainte, la semaine culturelle, en mai, et le festival « Bajo la Luna », avec de petits concerts, des numéros de magie, des performances humoristiques et des spectacles de cirque.
Bivouac en haut d’une colline, avec point de vue sur Ronda

Mardi 12 Novembre- 9H50- Soleil – 25°
Nous arrivons à Ronda où nous nous sommes arrêtés à l’aller. Visite de la ville avec Lydia et Christophe.



Au XIX siècle se construisit l’image romantique d’une région dominée par les bandits et les toreros, véhiculée entre autres par Alexandre Dumas dans «De Paris à Cadix», le récit d’une traversée de l’Espagne en 1846 à l’occasion du mariage du Duc de Montpensier, Alexandre Dumas décide de se rendre en Espagne. Accompagné par quelques amis ainsi que son jeune fils, l’auteur entreprend un itinéraire mouvementé qui le mène de Paris à Cadix. Le groupe va ainsi franchir la Bidassoa, passer par Burgos, assister aux cérémonies du mariage princier à Madrid où se déroulent de mémorables corridas, puis se diriger vers l’Andalousie. Les villes de Cordoue, Grenade et Séville seront visitées avec enthousiasme. Ils embarquent plus tard à Cadix pour l’Afrique. Alexandre Dumas nous rapporte avec une égale attention les mœurs des habitants, leurs costumes, leurs curiosités culinaires qu’il apprécie de façon mitigée.
Pause déjeuner dans un petit restaurant.

Quelques courses et nous quittons Lydia et Christophe, il est 16H00
Nous prenons la direction de Séville par la A374 (Junta de Andaloucia),
Puis par la A384.
Olvera, ce village blanc de la province de Cadix se distingue par son château, son église Nuestra Señora de la Encarnación et sa beauté urbanistique caractérisée par ses maisons blanchies à la chaux. Niché au cœur du système Bétique, il est entouré de montagnes et de plusieurs mers d’oliviers.

Montellano, puis ce sera la A361,

Moron de la Frontera et son célèbre coq.

À Morón de la Frontera ont eu lieu, vers le XVIe siècle, les événements qui se trouvent à l’origine du célèbre coq de Morón et de la phrase : “il est resté comme le coq de Morón, sans plumes et caquetant”. Des fonctionnaires dans la ville andalouse ont agi de manière abusive envers ses habitants. Leurs exigences et outrages démesurés, concernant la collecte des impôts, entre autres excès, ont entraîné les protestations de la population. Un des fonctionnaires se targuait de son pouvoir en répétant qu’il y était le “seul coq”, ou disant que “là où ce coq chante, un autre ne peut pas chanter”; et c’est pourquoi le peuple l’a nommé d’un ton sarcastique “le coq de Morón”. Mais un jour, ses voisins, fatigués de tant d’actes arbitraires, l’ont guidé vers et un site retiré, l’ont dépouillé de ses vêtements et lui ont administré une bonne raclée. Depuis lors, sont sur toutes les lèvres ces couplets qui ont immortalisés l’événement : “va que tu es resté/ comme le coq de Morón/ sans plumes et caquetant.” À Morón de la Frontera, en Espagne, a été érigé un monument rappelant l’existence du coq. On l’a représenté sans ses plumes, bien qu’il s’agisse d’un honneur pour la ville parce que le coq rappelle la révolte de ses habitants.
Bivouac côté parc.
Jeudi 13 Novembre – 8H30 – couvert – 20° -Alt 228 m
Nous reprenons la route Marchena, où nous apercevons une hacienda avec son oliveraie – Carmona – Lora Del Rio sur la A455, Costantina puis la SE7102, San Nicola del Puerto, village de montagne situé au Nord de la province au cœur du Parc Naturel de la Sierra Norte, région de moyennes montagnes accompagnée d’une part de vastes pâturages, de bois de chênes verts, de chênes lièges, de chênes rouvres, de châtaigniers, de pins et d’ormes, sans oublier les bois qui ceinturent les rivières.

Alanis – puis la A433 direction Guadalcanal au milieu des oliviers. Guadalcanal est la localité la plus septentrionale de la province de Séville. Nature, gastronomie et patrimoine s’unissent pour offrir le meilleur de la Sierra Morena sévillane. Cette ville frontalière entre l’Andalousie et l’Estrémadure propose une multitude d’activités pour profiter de son superbe cadre naturel. Mais s’il y a une chose qu’il ne faut pas manquer, c’est son ciel étoilé spectaculaire qui a été classé Réserve de ciel étoilé par l’Unesco. Les charcuteries et le jambon ibérique de Guadalcanal sont réputées pour leur saveur et leur qualité sans oublier ses spécialités culinaires comme les ragoûts de gibier, les migas au chorizo et le gazpacho majado à l’ancienne. Ce petit village possède une grande richesse architecturale abritant de remarquables églises et couvents.
Pause déjeuner –
Puis ce sera la Ex103 vers Valencia de las Torres entre champs et oliviers.
Tiens un panneau inhabituel, «zone de passage de lynx».

Nous arrivons à l’Embalse del zujar et son barrage.

Le réservoir de Zujar a été construit en 1964 dans le cadre du plan de Badajoz afin d’alimenter en eau les cultures irriguées de la région. Lors de la construction du Réservoir de la Serena dans son bassin, sa capacité a été considérablement réduite, passant de 700 à 309 hm3 actuellement , et il est devenu le réservoir compensatoire de La Serena.

Nous trouvons sur les rives du réservoir des zones de reboisement, principalement d’eucalyptus, et de vastes pâturages typiques de la région.
Le ciel n’est pas très ensoleillé comme ces derniers jours, il fait 18°. Nous arrivons à Puebla de Alcocer
Nous sommes dans la biosphère de la Siberia. Le village de Tallarubias sur la BA138, direction Guadalupe.
Bivouac près du Lac Embalse de Garcia Sola.


Il porte le nom de Francisco García de Sola Cabeza (1882-1957), ingénieur civil originaire de Cadix, qui, en tant que directeur général des travaux hydrauliques, a supervisé la construction de nombreux réservoirs et barrages. Il a également participé à d’autres projets d’envergure, tels que le pont métallique sur la route reliant San Fernando à Chiclana de la Frontera et le projet de métro de Buenos Aires en Argentine.
La soirée et la nuit seront mouvementées, en effet la tempête Claudia est là.
Vendredi 14 Novembre – départ 8H50 – Soleil – 14° – Alt 400 m
Sur la Ex316, Valdecaballeros et sa centrale nucléaire dont la construction était en cours en 1983 et fût abandonnée et annulée en 1994 suite au changement de gouvernement. (premier réacteur était construit à 60% et le deuxième à 70%).
Nous arrivons à Guadalupe, le paysage est vallonné, il bruine, un petit 11°, nous sommes à 600 m d’altitude. Des forêts d’eucalyptus, de chênes, d’oliviers.
Guadalupe et son monastère royal de Santa Maria de Guadalupe, qui est le plus important du pays pendant plus de quatre siècles, il figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une commune de la province de Caceres dans la communauté autonome d’Estrémadure. La Guadaloupe tient son nom actuel du monastère de la ville, dont la statue de la Vierge (la « Virgen de Guadalupe»), était vénérée par Christophe Colomb qui vint la remercier pour son aide lors de la découverte du « Nouveau Monde».

Canamero – Logrosan -Zorita puis Conquista de la Sierra – Herguilueja –
Nous voilà à Trujillo, ville de la province de Cacères, célèbre pour être la ville de naissance de conquistadors espagnols tel Francisco Pizarro, conquérant de l’Empire Inca au XVIième siècle.

La ville compte une alcazaba, c’est une place forte de caractère urbain, abritant une garnison qui formait souvent un petit quartier militaire avec des logements et des services, ayant vocation à protéger une ville, une frontière ou une route commerciale au temps du Moyen-Age, et ce principalement dans la société musulmane et d’Al-Andalous. Elle a été construite entre le IXe et le XIIe siècle, ainsi qu’une enceinte fortifiée construite par les musulmans au Xe siècle.

Pour la petite histoire Alain Delon y a tourné le film «La Tulipe Noire» en 1963. Ces monuments ont servi de décor pour la saison 7 de Game of Trones. En effet, l’Alcazaba se trouve être, dans la série, la demeure de la famille Lannister, Castral Roc. (pour les fans de la série).

Pause café et achat chorizo.

Nous reprenons la route, nous sommes dans le parc national de Monfragüe près de la ville de Plasencia, reconnu comme réserve de biosphère par l’Unesco en 2003. C’est une zone importante pour la conservation des oiseaux depuis 2008. Nous faisons une halte au «Salto del Gitan» un grand rocher où nous pouvons observer des vautours moines, des vautours fauves, près de leurs nids, et au-dessus de nos têtes, le survol de ces charognards. Un beau spectacle.



Nous nous arrêtons pour une pause déjeuner à «La Source du Français».

Au cœur de la Cantabrie, à quelques mètres seulement de l’effervescence de la route cantabrique, se niche un havre de paix et de beauté : la Fuente del Francés (Fontaine du Français). Située sur la route entre Hoznayo et Villaverde de Pontones, cette fontaine n’est pas seulement une source d’eau cristalline, mais aussi un lieu chargé d’histoire et de légendes qui nous transportent dans le passé.
«La fuente del Françès» doit son nom à un abbé français qui, fuyant la Révolution française, trouva refuge dans cette paisible ville. La légende raconte que ce prêtre découvrit les vertus curatives des eaux de la source, ce qui le conduisit à y fonder une station thermale dans les années 1870. Créée par Genaro Cagigal, cette station connut un succès remarquable, attirant des visiteurs de toute l’Espagne, y compris des personnalités illustres comme le roi Alphonse XIII.
Cependant, la splendeur de la station thermale fut éphémère. À la fin du XIXe siècle, la mode des cures thermales s’estompa et le lieu tomba en ruine. C’est le docteur Morales qui, des années plus tard, redonna vie à la source et commercialisa son eau sous le nom d’« Agua de Hoznayo » (Eau de Hoznayo). Cette eau devint un incontournable des foyers cantabriques jusqu’à la fermeture de l’usine d’embouteillage en 1980.
L’histoire de la Fontaine du Français est marquée par une légende qui a traversé les siècles. On raconte que l’abbé, arrivé dans la région, fut subjugué par la beauté du paysage et entreprit d’explorer les environs. Lors d’une de ses excursions, il découvrit la source et, souffrant de problèmes de vue, décida de s’y laver les yeux. À sa grande surprise, il ressentit un soulagement immédiat, ce qui l’amena à revenir à la source à plusieurs reprises.
Au fil du temps, l’abbé commença à expérimenter les propriétés de l’eau, utilisant ses vertus curatives pour soigner divers maux. Sa renommée grandit et il devint bientôt une figure importante de la région, gagnant le respect des habitants qui venaient le consulter pour se faire soigner. Cependant, l’abbé disparut mystérieusement, ne laissant derrière lui que le souvenir de son héritage et la source qui porte désormais son nom. La grotte où il aurait séjourné est connue sous le nom de « Grotte du Diable », un lieu qui, hélas, a été vandalisé et laissé à l’abandon au fil des ans.
Aujourd’hui, la fontaine se trouve dans un cadre naturel exceptionnel, entourée d’une végétation luxuriante et avec certaines de ses installations en ruines, ce qui ajoute au lieu une atmosphère de nostalgie et de mystère.
Nous arrivons à Hervas, il est tard, nous visiterons demain avec Martine et Lionel qui doivent nous rejoindre. Nous connaissons déjà ce village d’où sont originaires les grands-parents d’Yves, nous y sommes allés à plusieurs reprises.
Samedi 15 Novembre – Départ 10H00 – 9°- Pluie
Visite avec Martine et Lionel.
Nous nous promenons dans l’humble quartier juif, dans ses ruelles étroites, qui permet de redécouvrir un passé qui reste vivant dans la sobre austérité des matériaux avec lesquels les anciens habitants construisaient leurs maisons : adobe, bois de châtaignier et tuiles verticales comme élément isolant, composent l’architecture traditionnelle de montagne adaptée au paysage. Des matériaux indigènes pour une construction durable et intelligente. Parmi ses rues, outre El Rabilero, se distingue le triangle formé par l’Amitié judéo-chrétienne, Callejon de Los Cofrades et El Vado, où se trouvaient la Cave et la Coopérative Agricole Juive.



Hervàs a reçu de Dona Violante d’Aragon, la montagne galicienne Castanar, dont la matière première a fourni le matériau de construction et la matière première de base pour les constructions et l’artisanat local.

La Casa de Los Davila, un bâtiment du XVII siècle, abrite le musée Pérez Commandador-Leroux avec des oeuvres de l’éminent sculpteur, avec des peintures françaises de Madeleine Leroux, son épouse,ainsi que des expositions temporaires.
Il y a aussi le musée avec une précieuse collection de motos, side-cars et voitures classiques que nous avons déjà visité. Hélas, il est fermé depuis quelques mois, et nous ne pourrons pas le montrer à Martine et Lionel.
Nous achetons quelques spécialités dans la pâtisserie bien connue, en nous promenant.


Visite de l’église San Juan Bautista avec son retable baroque fleuri spectaculaire, qui fait parti du patrimoine religieux. Quelques cierges allumés, c’est une habitude que Mimi a prise lorsqu’elle visite une église, pour ses proches.


Nous allons voir du côté du Pont Roman, où le débit du ruisseau est impressionnant.



C’est sûr, nous sommes trempés….. il faut aller se mettre au sec et se changer.
Nous décidons de déjeuner sur la route, après los Baños de Montemayor, avant de quitter Martine et Lionel.
Nous passons Bejar, puis Vallejera de Riofrio par la N630A, nous grimpons à 1202 m, le « Puerto de Vallejera», il fait 8°, un peu de brouillard.
Sorihuela – Nava de Bejar – Guijuelo – (N630), puis Encinas de Arriba, sa fondation remonte au repeuplement effectué par les rois de León au Moyen Age, s’appelant «Ezinas». La création des provinces actuelles date de 1833.
Voilà Alba de Tormes, une commune chargée d’histoire. Elle était le siège du Duché d’Alba de Tormes (vieille aristocratie de Castille depuis 1429). En 1571, Thérèse d’Avila fonde un couvent de religieuses carmélites. En 1582, rentrant de Burgos où elle vient de faire sa dernière fondation, très fatiguée et malade, elle s’arrête au couvent d’Alba de Tormes pour se reposer. Elle compte rentrer à Avila au couvent Saint Joseph. Mais elle meurt à Alba le 4 ocotbre 1582. Thèrèse est enterrée dans la chapelle du couvent.
Puis toujours sur la CL610, nous arrivons à Peñaranda de Bracamonte, puis Madrigal de las Altas Torres (photo tours).
Pozaldez, ici beaucoup de vignes
Matapozuelos
Bivouac à l’Ermitage de la Virgen de Sieteiglesias, il doit son nom à Saint Toribio de Lièbana (IVième siècle) qui fonda cet ermitage avec six moines. Chaque moine ou ermite vivait dans une maison ou une grotte comprenant une cellule, un atelier et une petite chapelle. Toutes les chapelles étaient dédiées à Marie. L’ermitage d’origine date du XIIIème siècle et portait le nom d’Ermitage Notre Dame de Sieteiglesias en mémoire des sept moines qui y vivaient. Il a été rénové et modifié à de nombreuses reprises depuis. Actuellement c’est une construction en briques de plan rectangulaire, composée de trois nefs soutenues par des colonnes en fer, de plafonds plats et d’une tribune à l’arrière. La maison de l’ermite (actuellement inhabitée) est attenante à l’ermitage : elle comprenait une cuisine, deux petites pièces et un escalier menant à une chambre à l’étage avec balcon.

Dimanche 16 Novembre – Départ 9h05 – Soleil – 7°
Nous prenons la VP1102, Megeces, beaucoup de bâtiments d’élevages de porc.
Mata de Cuellar – Vallelado – Cuellar par la VA223. C’est à Cuellar dans la province de Ségovie, où se déroulent les encierros les plus anciens d’Espagne. L’Encierro est un terme espagnol signifiant littéralement «enfermement» et désignant soit l’enfermement des taureaux aux corrales, soit un lot de taureaux destiné à la corrida, soit le trajet des taureaux des «corrales» aux arènes.
En tauromachie, le corral est un ensemble de bâtiments spécialement construits pour recevoir les lots de taureaux avant les courses et qui communiquent entre eux par des cours. Ils facilitent les débarquements du camion transporteur en provenance de la ganaderia et l’embarquement vers les arènes si les corrals ne sont pas attenant à la plaza. On ne doit pas confondre avec le corral du Far West américain.
Cuéllar et son château ont été témoins au milieu du XIVe siècle de la farce jouée par Pierre Ier le Cruel et secondée par les évêques d ‘Avila et de Salamanque. Les évêques ont déclaré son mariage antérieur avec Blanche de Bourbon nul pour que le roi puisse se marier à nouveau avec Doña Juana de Castro, veuve de Diego de Haro. Ce mariage ne dura que la nuit de noces, après quoi le roi abandonna sa nouvelle épouse.

Peñafiel et sa forteresse médiévale située sur un éperon rocheux dominant la commune de Penafiel, dans la province de Valladolid. Ce château est considéré comme un des plus beaux exemples d’architecture castrale en Castille. Ses dimensions sont assez imposantes. L’ensemble défensif s’étend en effet sur une longueur de 210 mètres environ et une largeur maximum de 35 mètres.

Nous sommes dans la région viticole de Castille et León,où se fabrique le vin espagnol «le Ribera del Duero», qui a une AOC. Son vignoble dans la zone de la Haute Vallée du Douro (Duero en espagnol) regroupe de nombreuses communes des provinces de Burgos, Valladolid, Soria et Ségovia avec une longue tradition de production de vins.
Nous poursuivons notre remontée, Aranda del Duero par la N122, Vellila de San Esteban puis El Burgo de Osma.
Pause déjeuner avant d’arriver à Soria, ville qui se distingue comme le reste de la province par son patrimoine d’art roman et baroque.
De plus en 2010, Soria a été inscrite au Patrimoine culturel Immatériel de l’Unesco grâce à sa pratique alimentaire emblématique du régime méditerranéen : «Celle-ci se caractérise par un modèle nutritionnel demeuré constant dans le temps et dons les principaux ingrédients sont l’huile d’olive, les céréales, les fruits et légumes frais ou séchés, une proportion limitée de poisson, des produits laitiers et viandes, et de nombreux condiments et épices»
Tarazona et son Cipotegato. Cette tradition festive de Tarazona, dans la province de Saragosse en Aragon, met à l’honneur le Cipotegato (un bouffon) et les tomates que les participants lui lancent à son passage dans les rues. Costumé en arlequin, il traverse la foule qui inonde les rues devenues le décor d’un véritable combat festif de tomates. L’itinéraire du Cipotegato débute et s’achève toujours sur la “Plaza de Espana” mais seul le bouffon sait par où il passera. Une fois arrivé à son but, il est soulevé jusqu’au monument en son honneur au cri de «Cipote,Cipote !», pour y nouer un foulard. Ce moment marque le début des fêtes le 27 Août.
– Novellas – Caslante –
Bivouac à Luna près de l’église. Ce village est jumelé depuis 2004 avec Arzacq-Arraziguet, ville près de chez nous.


Lundi 16 Novembre – Départ 9H00 – Soleil – 7°
Nous prenons une petite route au milieu de champs vallonnés, au loin nous apercevons les montagnes. Les Pyrénées ont revêtus leur manteau blanc.
Valpalmas – Casas de Esper – Ardisa – Biscarrués – Ayerbe – Morillo de Gallego, les petits villages défilent le long de la route. Hélàs, le temps se gâte, il fait gris, il y a du brouillard. Il fait juste 12° – Ansanigo – une petite route sinueuse, Samy grimpe 1040 m.
Jaca – Formigal – Pourtalet – c’est couvert ici aussi – il pleut –
Arrivée à la maison – La boucle est bouclée …..
Un voyage bien agréable, aussi envoûtant qu’attachant, le Maroc dépayse, régale, fascine. Les habitants sont très accueillants et serviables. Merci à Lydia et Christophe pour nous avoir fait découvrir ces beaux paysages, ces endroits hors du commun. Merci à Martine et Lionel de nous avoir accompagnés.
La cuisine marocaine est raffinée avec légumes, fruits, épices, poissons ou viandes. Nous avons découvert le «couscous», traditionnel déjeuner familial du vendredi, qu’il est possible de déguster tous les jours. Le «Méchoui» : agneau rôti à la broche ou au four. La «Tajine» : ce délicieux ragoût de viande, de poisson, de volaille et de légumes cuits à l’étouffé. Les pâtisseries avec les gâteaux au miel, les cornes de gazelles, «Feqqas» aux amandes, aux raisins secs ( des gâteaux secs, faits d’œufs, de sucre, de farine et de levure, amandes et/ou raisins secs). Sans oublier le Thé à la menthe.
Il faut y retourner, nous n’avons pas pu tout découvrir………
A bientôt…

Un vrai régal à la lecture. Bravo les amis. Et comme d’habitude de magnifiques photos et des rappels à l’histoire. Merci beaucoup bisous